AOC Côtes de Millau

Les vins de Millau reviennent de loin. En 1850, le vignoble atteignait 15 000 ha de vignes pour une production annuelle de 500 000 hectolitres. A l’instar de tous les vins du Sud-Ouest, le phylloxera de la fin du XIXème siècle n’épargna pas les ceps de la région. La saignée de la Guerre de 14-18 contribua également à l’abandon des terrasses. Et si, peu à peu, la vigne repris ses droits, le cœur n’y était plus. Ceux qui n’avaient pas déserté le vignoble pour les mégisseries de Millau ou les Caves de Roquefort jouaient la carte du volume et cherchaient à « faire pisser la vigne» à partir de cépages utilisés dans le midi. Sans s’apercevoir que les consommateurs privilégiaient de plus en plus la qualité… C’est tout le mérite des vignerons de la cave des Gorges du Tarn d’avoir joué la qualité à partir des années 1990 en replantant les parcelles.

La zone de l’AOC Côtes de Millau

Le Comité national des appellations d’origine relatives aux vins, aux eaux-de-vie et autres boissons alcoolisées de l’INAO réuni à Bordeaux le 19 mai 2011 a voté la reconnaissance en appellation d’origine contrôlée (AOC) de l’appellation d’origine des Côtes de Millau. Une belle reconnaissance du travail des vignerons de la cave entrepris dès 1995.

Cépages autorisés
A) Vins rouges : 
Cépages principaux : gamay noir, syrah. La présence de ces deux cépages est obligatoire, la proportion de chacun de ces cépages étant au minimum de 30 % de l’encépagement.
Cépages secondaires : cabernet sauvignon, fer-servadou, duras.
La proportion du cépage cabernet sauvignon ne doit pas représenter plus de 20 % de l’encépagement.
B) Vins rosés :
Cépage principal : gamay noir, la proportion de ce cépage devant être au minimum de 50 % de l’encépagement.
Cépages secondaires : syrah , cabernet sauvignon, fer-servadou, duras.
C) Vins blancs : chenin , mauzac.
Pour les vins rouges, rosés et blancs, l’assemblage d’au moins deux cépages est obligatoire.